Les dernières cases créoles de la Réunion

26 décembre 2015

L'histoire de la Commune Saint-Philippe Île de la Réunion

 

L'Histoire de la Ville de St-Philippe - ville ou quartier

Commune de Saint-Philippe, Paul Clodel vous retrace son histoire:

La commune de Saint-Philippe a été créé le 4 octobre 1830.

Sur son blason on peut remarquer ceci:
En haut à gauche, les vagues et le dauphin évoquent la vocation maritime de Saint-Philippe.
En haut à droite, le volcan, une très grande partie du massif se trouve sur le territoire de la commune.
En bas, le tressage sur fond vert souligne l'artisanat du vacoa.

L"Histoire de la ville de Saint-Philippe
, le Blason"

      L'Histoire de la Ville de St-Philippe - blazon

 

Histoire de Saint-Philippe à La Réunion.


Ledit quartier, qui était créé par Joseph Hubert en 1785, avait vu un processus de séparation, elle est amorcée en 1815 par la Section du Baril, puis se précise réellement en 1822.
La revendication allait être accomplit le 04 octobre 1830. Une ordonnance du "Roi des français", numéro 625: fixant la limite de la commune de Saint-Joseph à la ravine de Basse Vallée et de même à créer la nouvelle commune de Saint-Philippe. Cependant un seul passage qui relie Saint-Joseph et Basse Vallée, un pont sur la ravine.

L'Histoire de la Ville de St-Philippe - Le pont de la ravine BV

(Photo du vieux pont de la Ravine de Basse Vallée.d'après les archives de La Réunion".) 

 

"Le territoire actuel de Saint-Philippe était à l'origine la partie extrême du quartier de Saint-Joseph, créé en 1785 par Joseph Hubert et qui s'étendait alors, de la Ravine à Panon au pays Brûlé. C'était un immense terrain de chasse et une grande forêt.

Saint-Philippe connaît ses premières installations de colons sous l'impulsion de Joseph Hubert. Dès 1735, les deux premières concessions sont attribuées. Ce n'est qu'en 1785 qu'un nouveau morcellement s'effectue, faisant ainsi 125 bénéficiaires. Elles tenaient compte du terrain presque entièrement fait de coulées volcaniques récentes qui restaient propriétés de l'État".

L'Histoire de St-Philippe- Joseph Hubert

(Photo de "Joseph Hubert" d'après les Archives Réunion).

Je citais précédemment "Roi des français"mais qui était-il et quel rôle il a joué dans la création de la commune de Saint-Philippe ?

Louis Philippe

(Le roi Louis Philippe) 


Louis-Philippe d’Orléans, Roi des Français, est né à Paris le 6 octobre 1773 et mort le 26 août 1850 à Claremont (Royaume-Uni). Il est le dernier monarque ayant régné en France sous le titre de roi.
Admirateur du régime britannique qu'il prend pour modèle, son règne est caractérisé par le développement et l'enrichissement rapide de la bourgeoisie manufacturière et financière, l'extrême misère des classes ouvrières et la paupérisation des paysans devenus ouvriers, et par des révoltes populaires incessantes qui finiront par emporter son régime.
Document Wikipedia

Louis Philippe 1

 (Le roi Louis Philippe)

Vers les 1830,les premiers Saint-Philippois vivaient surtout des ressources de la pêche. La chasse en forêt, et notamment des cultures intensives, tels que le café et le maïs.
" Malgré la dureté du travail, Saint-Philippe est un quartier où le nombre d'hommes libres reste toujours supérieur à celui des esclaves, contrairement aux autres communes de l'île".

L'Histoire de la Ville de Saint-Philippe - La case créole Musée Muséee au bon roi Louis

Photo & Doc Réunion
"La case créole musée de Saint-Philippe"

Devenue commune en 1830, Saint-Philippe est séparée de la commune de Saint-Joseph par le pont de la ravine, disons que c'est la ravine de Basse Vallée qui délimite les deux communes.

Mais pour Saint-Philippe et Sainte-Rose il fallait une borne qui marquera la frontière entre les deux communes. C'est en 1854, que le gouverneur sénateur Hubert Delisle inaugure une borne. Elle est au centre du Grand-Brûlé, à mi-distance du rempart du Tremblet et de Bois-Blanc, soit à l'intérieur de l'enclos.

La borne de St Philippe

(Borne de Sain-Philippe/Sainte-Rose)

Le 19 février 1857, a lieu l'inauguration de la seconde route de ceinture. Un décret impérial, conformément au vœu du Conseil général, lui a donné le nom de route Hubert Delisle, nom du gouverneur de l'époque. Mais comment faisait-on pour se rendre à Saint-Philippe ?
Par la charrette ou charrue ou bien à pied. A la descente des rampes de Basse Vallée, les marcheurs sont émerveillés à la vue du quartier de Basse Vallée mais surtout par cette nature luxuriante prédominante. Basse Vallée tire son nom du fait qu’il est en bas d’une falaise.

Descente de Saint-Philippe

(Descente des rampes de Basse vallée par Paul Clodel Peinture inspirée d'Antoine Roussin.)

L'ordonnance du roi des français, Louis Philippe, le 04 octobre 1830, pour la création de la ville de Saint-Philippe, allait avoir un impact économique et social sur Saint-Joseph. En effet déjà cette dernière en plus du contexte difficile qu'elle avait auparavant en 1829, vient s'ajouté la chute de sa population. 

En 1831, Saint-Philippe recensait 1586 habitants, tous d'origines saint-joséphoises. 
Mais les terrains de Saint-Philippe étaient peu inhospitalières par l'étendus de ses nombreuses coulées volcaniques. Il va qu'elle ne soit peu cultivable. Sans réseau de voies de communication et sans main d'oeuvre servile, la nouvelle commune du roi est pauvre. Elle est négligée par l'administration centrale. La solution est tournée vers la mer, et malgré ses falaises sauvages et dangereuses. 
Des embarcadères privés s'établissent et commercent au point de se concurrencer. Et les marines sont même utilisées pour "une traite interlope de noirs".

Débarcation esclave

Le 03 juin 1831, le bulletin des actes administratifs de l'île Bourbon publie l'arrêté portant promulgation de l'ordonnance royale instituant la section du Baril en commune sous le nom de Saint-Philippe, toujours en hommage à notre dévoué roi de France, Louis Philippe de Bourbon. Ses articles stipulent qu'à dater du 1er juillet 1831, la commune de Saint-Philippe continuera à faire partie de l'arrondissement de cour d'assises de l'arrondissement "Sous-le- vent et du canton de justice de paix dont Saint-Pierre est le Chef-Lieu. Il va de soit que les saint-philippois resteront compris dans le bataillons de Saint-Joseph.

Le Baril

(Le Baril, commune de Saint-Philippe) 

"Dans la seconde moitié de XIXe siècle, les grandes propriétés se convertissent à l'exploitation de la canne à sucre et formèrent les propriétés du Baril, Mare Longue et Trinité avec les usines de Baril et Trinité. Suite à la découverte en 1841 par l'esclave Edmond Albius de la fécondation artificielle de la vanille, cette dernière prend à Saint-Philippe un essor considérable. La commune devient deuxième productrice de l'île".

Usine du Baril


(L'usine du Baril, reconstitué par Paul Clodel Cochard)

Le 30 mai 1832, le trafic interlope se poursuit et cela malgré la mise en garde des autorités qui d'ailleurs informent les maires de saint-Joseph et de Saint-Philippe qu'un bateau de traite se dirige vers eux et qu'ils doivent être vigilants et doivent prendre des sanctions. Rien n'était fait et les trafiquants n'étaient pour le moins inquiétés!!! 

Le maire Marie François Auguste Leroy avait-il un lien propice à la traite interlope ?
Document ""Deux siècles et demi de l'histoire d'une famille réunionnaise,.".

Le serment lors de l’installation du Maire et de son adjoint vers 1830, Marie François Auguste Leroy:
« Je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la charte Constitutionnelle et aux lois...du Royaume ».
Marie François Auguste Leroy (1831-1835) était donc le premier maire de Saint-Philippe. 
"la culpabilité collective ne semble pas faire de doute : " En effet , une correspondance active entre les maires de Saint-Philippe et de Saint-Joseph d'une part et le directeur général de l'intérieur, le contrôleur et le maire de Saint-Pierre, d'autre part, laisse entendre, qu'en 1831, les partisans de la traite interlope* ont utilisé les marines de Saint-Philippe, avec l'accord des habitants et même du maire**".
Extrait de"Deux siècles et demi de l'histoire d'une famille réunionnaise,.".
* Interlope:dont l'activité n'est pas légale...
**Marie François Auguste Leroy.

Le 30 mai 1832, le trafic interlope se poursuit et cela malgré la mise en garde des autorités qui d'ailleurs informent les maires de saint-Joseph et de Saint-Philippe qu'un bateau de traite se dirige vers eux et qu'ils doivent être vigilants et doivent prendre des sanctions. Rien n'était fait et les trafiquants n'étaient pour le moins inquiétés!!! 
Le maire Marie François Auguste Leroy avait-il un lien propice à la traite interlope ?

A qui en profite l'interlope ? Et bien aux riches habitants de l'époque. Il fallait reconstruire l'économie d'une nouvelle commune et le seul moyen c'est l'esclavagisme. 
Le maire Marie François...Auguste Leroy, sans doute à des fins de magistratures jusqu'à 1835, avait fermé les yeux sur ce trafic. Pourtant le doute était présent puisqu'en 1831 il risquait la révocation d'un fonctionnaire.

Site Rivière D'abord

(Village d'esclave au Site de la Rivière d'abord" peinture de Paul Clodel, très inspirée d'une litho d'Antoine Roussin.)

"Le désir insatiable d'acquérir des richesses ne vise qu'au moyen le plus prompt d'y parvenir' Les écrits du gouverneur Cheffontaines en 1829. Et à Saint-Philippe les plantations occupent même des terrains qui ne sont selon le gouverneur Cuviller, en 1833,"qu'un détritus de laves". Ce dernier prévoit aucun avenir.

Le second maire de Saint-Philippe qui succèdent Marie François Auguste Leroy (1831-1835) était: Jean-Baptiste François Fin-Delcy, en 1835. 
On ne connaît pas grand chose de lui sauf qu'il avait vendu à Montbel Fontaine, quatre esclaves " à réméré" d'une valeur de 3533,40 F ( ANOM REU/1982-Idem acte n°20 du 23 janvier 1838). Il avait des difficultés passagères ???
Jean-Baptiste François Fin-Delcy et Benoît Charpentier étaient les témoins majeurs et requis qui figurent avec les contractants, le tuteur, les époux Fontaine Durempart et "nous notaires". 


Document de recherche: Deux siècles et demi de l'histoire d'une famille réunionnaise - Jean-Claude Félix Fontaine.

 

Merci pour votre visite et vos impressions 

Découvrez mon blog: "Le traitïsme" un seul sur le lien ci-dessous:

La pensée d'autrui, Paul Claudel par Paul Clodel Cochard

 

 

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23 octobre 2014

Les différents modes de constructions dans l'habitat créole, par Paul Clodel

Salazie _ Hell-Bourg

Grande case en bois à Salazie-Hell-Bourg

Les différents modes de constructions dans l’habitat créole, par Paul Clodel

   Village de paillotes (1) litho Roussin

Lithographie de Roussin

 

La case en paille ou paillotte est réservée aux esclaves, on dit d'elle que c'est l’habitat populaire du réunionnais. 

1-    Les cases créoles qui étaient construites autrefois en paille aussi bien appelées : les paillotes, auront de l’avenir jusqu’à 1950. On y trouvait des petits villages autour des entrées des grandes villes. Les réunionnais les plus modestes y vivaient.

    Village (2) litho Roussin

Lithographie de Roussin ^           

 

Village du Port vers 1900

    Rue du Port vers 1900 (carte postale) ^

  Village en bardeaux

  Rue du Port vers 1900 (carte postale) ^                   

Ce sera l’occasion de parler de différents modes de construction dans l’habitat créole et le moyen de se référencier par la suite :

2-    Les cases en bois et en bardeaux 

 

Les cases créoles en bardeaux étaient construites de lames de bois (couper en biais). Ce procéder permettait de se protéger des intempéries, en recouvrant les toitures et les façades de la case créole. Cette dernière avait une structure et une charpente en madrier d’acacia, de natte ou de bois de fer. Le toit était recouvert de bardeaux qui s’imbriquer l’un dans l’autre. Un vrai travail de patience qui donne un très beau résultat. Par la suite on recouvrait toute la case ou une partie, en bois de bardeaux. C'est vers la fin des années avec de la tôle (grise d’origine ou bien colorée par le propriétaire). 

 Case rose commerciale à Salazie

 Case en bois sous tôle d'Hell-Bourg ^

   Case créole de la ville de Salazie coiffure

  Grande case en bardeaux à Hell-Bourg ^

 Salazie - Hell-Bourg

 Case (boutique)créole en bardeaux, bois et tôles à Hell-Bourg ^

488 Villa dionysienne

 Case créole réalisée en bois de Saint-Denis vers 1900 ^ (Atelier Paul Clodel : 0692 616 398)

Case aux bougainvillers

Case créole en bois sous tôle à Saint-Joseph ^

Salazie - Hell-Bourg

        La Poste d'Hell-Bourg dans le cirque de Salazie est une case créole réalisée en bois et couverture en tôle peinte.  

14 juillet 2014

L'histoire de la Villa de la Région le temps d'une exposition Paul Clodel

 

La villa de la Région 

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L'histoire de la Villa de la Région

Cette très belle villa créole située au numéro 49 de la rue de Paris, à Saint-Denis abrite depuis peu des artistes peintres et des sculpteurs de renom nationaux et locaux. De son charme créole, la villa de la Région est aussi appelée "Maison du Général". Elle fut acquise par la Région Réunion, en 1999. Ayant jadis de très nombreux propriétaires, elle est à la fois un patrimoine dionysien classé depuis le 05 juillet 1993 mais elle a aussi sur le plan historique, une très grande richesse. Le temps d'une exposition de Paul Clodel, intitulée « du traitïsme au néo-traitïsme à l'ex-collection Drozin », je fus très agréablement invité par la Région à exposer mes œuvres du 05 au 27 juillet 2014.

La maison vous rappelle aux bons nombre de souvenirs. Elle laisse à pensée à chaque pièce que mes toiles tapissent aux murs, de couleurs rouge carmin, un vécu. Au premier pas franchis était un déclic vers une histoire. Une impression de sentir et ressentir à même l'idée d'une expérience. D'un vécu qui parle de lui même comme un vent froid et sec qui caresse votre peau et qui vous picote les sens. Le temps d'une mise en place de mes tableaux aux murs m'a comblé le vide de ces souvenirs. Cette mémoire qui n'exclue pas la beauté des pièces intérieurs; qui sont si spacieuses et si particulières que seul  ce genre de villa coloniale pourrait contenir

 

A travers cette dernière villa créole, j'ai immédiatement voulu connaître son histoire et je me suis dirigé vers la sortie coté rue de Paris. Par surprise en surprise mon regard se jeta sur des panneaux explicatives et j'ai pu bien approfondir mon histoire. De cette lecture, j’eus les précieux renseignements que je vais vous conter.

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Rue de Paris, rue de mémoires...

 

Lithographie de la rue de paris vers 1930

« La rue des mémoires des grandes maisons d'autrefois, de mémoire des varangues, de mémoire des habitants et de mémoire de ces grandes cours au cœur d'un Saint-Denis, le chef-lieu de la Réunion ».

 Une rue qui jadis reliait le Barachois (près de la mer) aux quartiers des « Piedmonts Brûlé » (coté montagne). Une rue toujours jonchée d'histoire de mémoires dûment raconter sur de nombreux murs. Un mémorial d'histoire qui explique le parcourt de ses grandes villas coloniales aux grandes cours et aux plus célèbres personnages de l'histoire réunionnaise qui ont habité cette rue.

Pensez-vous qu'au siècle de la colonisation cette rue fut l’émergence d'un peuple de maître et dont la hiérarchie absolu ont marqué la catégorie sociale entre maître et domestiques esclaves. Un monde ou la bourgeoisie avait une très forte influence au siècle dernier.Une histoire qui parle d'elle même à travers ces grandes baptistes coloniales.La rue des mémoires des grandes maisons d'autrefois, de mémoires des varangues, de mémoire des habitants et de mémoires de ces grandes cours au cœur d'un Saint-Denis, le chef-lieu de la Réunion.

 

La villa au numéro 49 de la rue de Paris 

IMG_4828Son histoire commence en 1724, à l'époque de la Compagnie des Indes. Cette dernière concède à Madame veuve RIFFE, un terrain sur la Grand Rue (rue de Paris). Puis ce terrain nu semble séduire d'autres propriétaires. Martin Benjamin Bédier-Prairie fut aussi propriétaire de ce grand terrain. Ce dernier me semble avoir un nom qui rappel celui de Charles Bédier, né un 28 janvier 1864 à Pais (France), d'une famille aisée et d'originaire de Sainte-Suzanne, Réunion. Cette agrégé de lettres, ce docteur ès-lettres, académicien, enseignant jadis au Collège de France ( Saint-Denis) avant d'être l'administrateur de la Réunion en 1929, aurait-il été dans l'histoire des terrains de la veuve RIFFE. L'histoire vaut mieux d'être suivie et pour ma part j'ai compris que cette immense propriété à du connaître plus tard des parcelles. En 1833 à avril 1846, une certaine Julienne Charlotte Chastégnier de paradis et qui fut la veuve de Bédier-Prairie, était devenue la propriétaire des lieux. En août 1846, c'est au tour de Lucien Lebeau (ou Ledeau si on juge le panneau devant la maison) qui fut le propriétaire. Ce Lucien Lebeau était un négociant de Saint-Denis et il acquière une portion, celle du n°49. Ce qui prouve que les maisons voisines sont aussi les nue-propriété des Bédier-Prairie. Puisqu'il indique un certain Jules Bédier-Prairie propriétaire de terrain en avril 1846 (est-il la descendance de Bédier-Prairie?).

Quoi qu'il fut de la grande propriété des Bédier-Prairie, la Villa de la Région est une parcelle de terrain.

 

La construction de la villa créole

Lucien Lebeau était à l'origine de la construction de cette villa au style coloniale de l'époque. Pensant qu'elle fut construite quelque mois après l'achat de la portion par Lebeau (avril 1846), on pourrai penser à l'année 1846/47 était celle de sa construction. Ce qu'on connaît c'est sa superficie qui était de 350 M2 et qu'elle était construite « à pans de bois ». Sa façade est orientée à l'ouest sur la rue de Paris (reflet des modifications intervenues dans l'urbanisme dionysien au cours des trente premières années du XIXe Siècle.

La « varangue » sous comble du rez-de-chaussé, s'oppose au premier étage et qui est percé de fenêtre ; c'est contrairement à d'autres villas créoles de cette époque. A savoir que le bâtiment en lui même offre deux particularités : Une base de la toiture en façade qui n'est pas masquée par un bandeau d'attique* et d'une toiture à huit pentes.

Cette néo-esthétique liée à l'essor de l'économie sucrière incarne la prospérité coloniale. Il convenait d'opposer deux catégories de gens d'époque, les maîtres et les esclaves. Aussi une suite de construction nouvelle va permettre à cette époque de loger les domestiques en fond de cour. Les esclaves domestiques sont installés dans des chambres construites le long du mur de clôture au Sud. En face de cette longère, contre le mur de clôture Nord se trouve la cuisine. Enfin, le long du mur de clôture Est, il y avait des magasins et deux aisances : l'un pour le propriétaire et l'autre pour les domestiques. Ces aisances complétaient les dépendances de la villa.

Des « nénènes négrières », les femmes de ménage, les jardiniers ou des charpentiers et homme à tout faire, veillaient au bon fonctionnement de la villa et de l'ensemble avec le jardin. Ils se logeaient tous, dans les dépendances situées au fond de la cour.

 Site de la Rivière d'Abords,de P

 

1848, l'abolition de l'esclavage

A la veille de l'abolition de l'esclavage, la villa se situe dans un quartier à l'orée de la campagne dionysienne. Le jardin de l’État (à quelques centaine de mètre vers le haut de la rue) servait de transition arborée entre la ville de Saint-Denis et sa périphérie. Il est à noter à cette même époque, non loin de là, entre la rue Malartic et la rue du Ruisseau des Noirs, se trouvait le camps des libres de couleur, alors peuple des descendants d'Africains ou d'Indiens venus s’installer depuis la seconde moitié du XVIIIe Siècle.

La maison de Lucien Lebeau (au numéro 49, rue de Paris), se trouve aussi à proximité de la grande Pompe. C'est lune des trois plus importantes fontaines publiques de la cité et qui est alimentait par l'eau du ruisseau des Noirs. Point de ralliement d'esclaves domestiques vivant dans les hauts de la ville. Ce qui prouvait l’existence probablement d'une fontaine à l'intérieur de la cour pareille à celle de sa voisine « Maison Timol ». La place du jardin est un lieu de rencontre, lié à la mémoire de l'esclavage à la Réunion.

 

Les années 1848 à 1920

La grande villa avait connu un bien grand nombre de propriétaires et du moins célèbres aux célèbres personnages historiques de l'île.

  • Avril 1846, Jules Bédier-Prairie,

  • Août 1846, Lucien Lebeau (Ledeau?)

  • 1863, Paul Hilaire Baret (et Lucien Lebeau?)

  • 1888, Gertrude Sers veuve Ménard,

  • 1889, Zélie Chabrier veuve Bassignot,

  • 1893, Jocelyn Chabrier,

  • 1894, Augusta Menon et Mathilde Menon (épouse Le Siner),

  • 1916, John Piat,

  • 1918, Pauline Félicie Lanelle épouse Champièrre de Villeneuve,

 

Les De Villeneuve ont habité cette villa !

De 1870 aux années 1920, la prospérité économique de la première moitié du XIXe Siècle n'est plus qu'un bon souvenir ! Ravagé par le paludisme,d'une part, frappé aussi par une grave crise économique, la ville de Saint-Denis, perdait la moitié de sa population. Ce dernière passait de 40 000 mille à aux environ de 20 000 habitants.

Une infime partie d'entre eux vivait dans les maisons cossues du plateau résidentiel. La grande moitié tentait de survivre aux abords dans des bidonvilles où reignait la plus grande misère. Il y avait là des paillotes du Camps Ozoux, Le Camps Calixte, le Camps Magloire, tous constituaient le cadre de vie d'une majorité Dionysienne.

En 1920 on retrouvait une certaine prospérité, d'une époque loin de la guerre de 1914/18, ce qui marquera une nouvelle étape dans l'histoire de la villa (Région). Cette dernière qui fut rachetée en 1918 par une certaine Pauline Félicie Lanelle (épouse Champière de Villeneuve. Bien qu'elle était d'originaire d'une famille de riche planteur de Saint-Benoît, elle fit l'acquisition de cette villa pour des raisons politiques ou personnels si on juge par le nom De Villeneuve. La demeure allait tant qu'à elle (en 1926) subir bien de modifications.Les modifications qui sont apportées : Fronton, balcon et portail et grille en fer forgés.

  • Une grille en fer forgé posée sur un soubassement en maçonnerie et remplaçant de même l'ancien mur d'enceinte.

  • Un portique central y était ajouté et qui précède la varangue.

  • Les colonnes du rez-de-chaussé supportant au premier étage un balcon, entouré d'un garde corps en planche ajouré de motifs décoratifs en « Art Déco », surmonté d'un fronton orné d'une double frise de lambrequins.

     

Le nom de Villeneuve reste un pan d'histoire peu listé à cette demeure car il y eu la présence et l'installation du corps d'Alexis de Villeneuve dans la pièce d'honneur de cette villa.

Au cours de la seconde guerre mondial 1939/45, les anciennes dépendances d'appartenances aux employés furent détruites et remplacer par des bâtiments en bétons.

 

Les époques modernes de 1959 à 1999

Mairie de Saint-Denis   Place de la Victoire à St-Denis  

En 1959, Jean Claude Barre devient le nouveau propriétaire de la villa. Un nom qui parle est-ce de la famille à Raymond Barre qui avait vécu dans cette rue, à la villa Déramond-Barre ? En 1974 ce fut le tour de Gaston Caillé, est-il l’aïeul de Caillé François ? Puis ce fut l'acquisition de l’État en 1977 pour en faire un Ministère de la Défense. D'où l'origine de son ancien nom « Maison du Général ».

 

Le 05 juillet 1993, la villa (Maison du Général ), y compris les clôtures , le jardin, la cour et les dépendances, a été classé monuments historiques. Par l'occasion la Région Réunion , le 17 février fut l'acquisition de cet édifice. Cette villa entre dans le cadre de la politique régionale en faveur de la conservation et de la valorisation architectural de la Région Réunion. Elle fut restaurée et modifiée en 2004 à 2006,par le CLMH du 05 juillet 1993. Il y a modification des façades du bâtiment ne représentant pas les même revêtements d'origines. Cependant et il n'est à noter que : seule les revêtements sur rue ont fait l'objet d'un décor raffiné, les autres sont recouvertes d'un soufflé de bardeaux . La façade principale possède toutes les caractéristiques esthétiques de la première moitié du XIXe Siècle : profonde varangue au rez-de-chaussé, étages et fenêtres. Reste le décor d'une belle frise en bois découpé typiquement des années 1920.

Modifications apportées à l'intérieur pour faciliter le lieu d'exposition il y eu à la suppression des portes d'entrées des pièces communicantes.                  

 

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01 juin 2014

Le choix de se loger pour ses vacances à l'Île Maurice - par Paul Clodel

Vacances à l'Île Maurice 

L'île Maurice, autrefois l'Isle de France en anglais Mauritius, est l'île principale de la République de Maurice, située dans le sud-ouest de l'océan Indien, au cœur de l'archipel des Mascareignes ..Wikipédia

Séjour à l'Île Maurice mai 2014   Séjour à l'Île Maurice mai 20141

Vacances à l'Île Maurice le choix de se loger ?

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Sa région

Du Nord, Est, Ouest et Sud de l'Île Maurice on compte sur ses hôtels, de 3 à 5 étoiles pour vous accueillir les bras ouverts vers une destination de rêve.

Bienvenue à Maurice 

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Si l'Est de l'île est assez venté, le Sud est successible de pleuvoir fréquemment, l'Ouest et le Nord restent des régions ensoleillées et très prisées par les touristes. Il est donc un peu dommage au Nord (plus de soleil) qu'on ne puisque visiter sur les petits îlots...!!!

Au Nord, vous ne serez pas loin de Grand Baie et de ses avantages (restaurants, bars, animation, shopping, plages, loisirs...) et des autres petits villages typiques (Triolet et son temple, Pamplemousse et le jardin, Cap Malheureux et son église, La plage de Mont Choisy, de Belle Mare..., les excursions dans les îles aux lagons par bateaux...).

 

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Le Sud Ouest : Chamarel, Le Morne Brabant, Flic en Flac, Trou d'Eau Douce et l'Île aux Cerfs. Des hébergements à 20 min en voiture des plages du Morne Brabant "Le Côteau Fleurie" qualité mais prix modéré, une propriétaire charmante et de bon conseil).

Le Sud Est : Pointe d'Esny, Ile aux Aigrettes, Mahébourg, Blue Bay... aucun vent et ensoleillé toute l'année avec hébergement, avec plages et  jardins. 

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Au Nord, il faut visiter: Pamplemousse, La Pointe aux Cannonniers, Cap Malheureux... Le nord (trou aux biche) a moins de caractère au niveau du paysage (pas de relief) mais à l'avantage d'être proche des îles hors lagon, idéale pour excursions plongée et voile.

Les hôtels

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Un peu déçu par le sud, est sinon (blue bay), nous déconseillons la chambre d'hotes "chante... ", chambre sans charme et sans vue, de l'autre côté de la route pour plus de 50 € la nuitée. "Réveillé le soir et tôt le matin par les avions qui décollent au dessus".

Plus près de Mahébourg l'hotel "le Preskil" à l'air bien par contre avec une vue imprenable sur l'Île aux Aigrettes et le reste de l'immense lagon de la côte Est, est bordé de petites chaînes de montagnes, à creuser, d'autant que de grosses réduction sont pratiqués hors saison (d'après autrui)...

Le shopping à Maurice 

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Le shopping à Maurice dépend de ce que vous voulez acheter: Ce qui n'est pas cher, c'est la nourriture. Par contre si on fait un comparatif à l'Euro (dont la roupie actuellement vaut pour 1 € = 35 à 41 Rs) on trouvera une réticence à acheter. Il faut prévoir d'aventage aux frais de déplacement et surtout à Maurice c'est d'être un parfait homme d'affaire pour faire baisser les prix. Un exemple le taxi à son juste prix à la sortie d'hôtel. Un conseil et si vous voulez le prendre, faîtes deux cents pas vers la route et vous serrez suivit par les taxi-mans. C'est là qu'il faut commencer les négociations sur les prix du voyage, puisque sur la route le client est roi (économie de 200 Rs et possibilité d'avoir l'aller et le retour au même prix). Maurice le tourisme est un enjeu de développement économique et le mauricien est conscient de cela. Ce dernier est poli, serviable est prêt à tout faire pour satisfaire sa clientèle et la garder tout le long de son séjour. Le conseil que je vous donne c'est de changer assez souvent de chauffeur si vous voulez être toujours gagnant. Le choix du bus n'est pas si évident que cela. Le coût du voyage est doublé par rapport qu'un touriste qui voyage par le bus prend la place du mauricien. Il est de même pas pratique pour partir d'un point à l'autre dans une même journée (trop de temps d'attente aux arrêts de bus).

Bien choisir son hébergement est fonction de son séjour !

 

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Le choix entre hôtel

et bungalows ?

Lequel choisir Maurice ?

 

 

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Bungalow à louer: rachel.kevin@hotmail.com    Taxi/transporteur: Christian Jasmin: 5761 5365 Grand Baie

 

L'Île Maurice est la destination inoubliable pour ses vacances de rêves. La question qu'on se le pose : où se loger ?

Cela dépend d'une part de notre budget de notre façon de vivre, simple ou bien compliqué ! De même, cela dépend des connaissances sur l'île (amis ou famille).

En général le touriste aux finances moyennes et pour sa première visite s'offre le luxe de l'hôtellerie mauricienne à plusieurs étoiles qu'à l'aventure d'une location de bungalows.

Que vous soyez en séjour à Maurice pour une courte ou une longue durée, en famille, en couple et voyageur solitaire vous trouverez sans difficulté le type d'hôtel idéal. Il y a toujours la possibilité d'adapté votre chambre d'hôtel à vos finances afin de vous satisfaire de vos vacances de rêves.

 

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L'hôtel le Blumarine, Anse La Raie, super et je reviendrai...

Les hôtels vous offrent des prix raisonnables, en comparaison à d'autres hôtels (certes beaucoup plus luxurieux) de la Réunion. Il est à noter qu'à Maurice les chambres sont aussi bien décorées, propres et sécurisées. Vous trouverez une piscine et un décor exotique à l’intérieur ou aux abords de sa plage aux sable blanc et privée. Certaines chambres s'offrent une vue sur un jardin tropical. D'autres chambres s'ouvrent sur la mer. Des lieux de détentes vous attendent (airs de jeux, aérobie, spas et instituts de beautés, massage et soins...). La restauration reste un des lieux prisé et un moyen d'en profiter des spécialités locales. Les soirées sont synonymes de détente autour d'un spectacle et d'une fin dansante jusqu'à 00 heure.

Si la qualité des prestations hôtelières mauricienne reste convenable et rassurante, il n'en pas certains de retrouver la même ambiance en location de bungalows. Ces derniers peuvent aussi bien avoir une piscine commune mais vous laisse à tous les dépendances pour vos repas. En général le mauricien est professionnel et très serviable, il est rare mais méfiez-vous tout de même qu'à la fin de votre séjour qu'il vous rend votre caution !!!  

A noter par les autres:

" Les maisons d'hôtes intégrant moins d'activités directes mais un accueil personnalisé ,plus familial et plus amical. En général vos hôtes connaissent les bons tuyaux et ont des partenaires sélectionés pour les diverses activités et besoins".

 

                      Logos

 Votre serviteur Paul Clodel: reporter photographe et artiste peintre (atelier Paul Clodel - Île de la Réunion) 

Merci d'avance pour vos impressions et vos remarques

 

29 mai 2014

La case créole en totale disparition à l'Île Maurice par Paul Clodel

La case créole en totale disparition à l'Île Maurice

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De ma part j'ai eu l'occasion près de "Rivière du Rempart et Goodlands" et Anse La Raie d'en apercevoir la toute dernière case créole (Photos Paul Clodel). 

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La case créole en totale disparition à l'Île Maurice

"Véritable emblème de l’époque des colons, la case créole n’est désormais plus que l’ombre d’elle-même. Elle disparaît ainsi sous les yeux impuissants de ceux qui ont à cœur le patrimoine mauricien. (MPatrimoine)
Pourtant cette maison traditionnelle qui a longtemps fait partie du quotidien de nos ancêtres semble avoir déjà disparue à l'Ouest, Nord et L'Est et il reste donc très peu dans le Sud de Maurice. 


"Les quelques cases créoles mauriciennes tentent malgré tout de résister aux années, aux intempéries et à la modernité. On peut admirer ce genre de bâtisses, entre autres, à Port-Louis, Moka et Vacoas. Les plus emblématiques étant la cure de l’Immaculée Conception, le restaurant Lambic dans la capitale et la Maison Eurêka à Moka".(MPatrimoine)
Mais si la case créole mauricienne est désormais rasée de l'île Maurice il reste alors une association: "SOS Patrimoine en péril"
"David Ardill, membre de SOS Patrimoine en Péril, affirme que « le gouvernement devrait avoir un fond pour aider à sauvegarder les cases créoles. » Et à Nelly Ardill, présidente de SOS Patrimoine en Péril et propriétaire d’une case créole datant de 1863, de renchérir : « Le gouvernement devrait surtout mettre en place un fond d’emprunt qui sera géré par un "board" privé. Les propriétaires pourraient alors avoir l’argent nécessaire sans payer d’intérêt. » Elle suggère aussi la création d’un atelier afin de former Par ailleurs, comme pour rendre justice à celles qui ont été les piliers de l’architecture mauricienne, de nombreux bâtiments s’inspirent aujourd’hui des cases créoles… Bagatelle – Mall of Mauritius, Jumbo Phœnix, entre autres ont ainsi des toitures et autres structures rappelant ces maisons traditionnelles".(MPatrimoine)
 

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 < A Maurice la case est en béton et a une particularité car elle est construite solidement à la base pour laisser des fers apparents pour la construction en hauteur des héritiers. 

Ce qui pousse à dire que le mauricien restera plusieurs génération dans son emplacement.

Le mauricien contrairement à celui qui achète ou qui s'instale (Franco/mauricien par exemple) ne paye pas la taxe d'habitation et la taxe foncière... 

 

Nos dernières cases créoles à la Réunion connaîtront-elles le même sort ?

  Cases créoles en danger de disparition

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Une case créole sacrifiée coupure du JIR du 23 août 2013

Si les quelques grandes villas coloniales ont été rénovés et sont aujourd'hui des bâtiments administratifs, à Saint-Denis, à Saint-Paul et à Saint-Pierre. Il faut se rendre compte que ces merveilles patrimoniales sont en voie de disparition.

Portant jadis elles étaient le symbole du patrimoine réunionnais. Le fleuron de l'architecture des colonies française en Outre Mer. Mais depuis les familles réunionnaise devenues des héritiers, ces derniers préfèrent vendre la petite case créole sur le petit terrain ou de la laisser à l'abandon. De même les années d'oublies fragilisent le bois et la toiture de tôle. La case à défaut d'entretien est en ruine.

Si la case réside à l'époque et ne peut plus être habitée par les héritiers devenus trop nombreux, c'est donc la joie des prometteurs immobiliers qui transforment une case en 26 logements « très sociaux » et qui vous offrent en plus, au rez de chaussé, un commerce.

D'autres préfèrent la destruction pour la construction de béton armé. Personne ne pense à reconstruire en bois sous tôle et en gardant l'architecture réunionnaise.

C'est une partie de notre architecture patrimoniale qui s'en va mais nous pourrions peut-être trouver une solution: reconstruire à l'identique ou imposer à la Réunion un taux de construction qui gardera l'architecture d'autrefois en version neuve et agréable. Le cas de quelques constructions comme l'Office du Tourisme de Saint-Joseph (Manapany ci-dessous) en est un exemple.

Voici d'autres exemple de constructions nouvelles ayant une architecture réunionnaise

Case créole Vincendo (impasse 4)    GEDC0709    GEDC0710    GEDC0702

Un hommage à la case bleue du Baril (que le seigneur la bénie !)

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Case créole du Baril (Saint-Philippe) disparue en mai 2014. 

Ci-dessous cases de Saint-Denis disparues 

Case créole sacrifiée   Photos des cases de Saint-Denis

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 Peinture de Paul Clodel une ville d'époque, Saint-Denis Réunion

Les cases de l'île Maurice d'aujourd'hui

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Un bref portrait de la situation de l’habitation à l'Île Maurice

Pour Marie-Andrée Nadeau, Consortium en développement social de la Mauricie

"L’adéquation de l’offre en habitation est fortement sujette aux mouvements naturels et migratoires de la population ainsi qu’au niveau de vie des habitants. Vieillissement de la population, exode des jeunes, retour des personnes retraitées, installation de personnes immigrantes, revenu des ménages, taux de chômage, taux de fécondité, pour l’essentiel, influent sur les besoins en matière d’habitat.

Le nombre, le type et l’état des maisons et des appartements présents dans la région et, tout particulièrement, du parc de logement social, répondent-ils aux besoins actuels et à venir de la population mauricienne? Quels défis se posent au secteur de l’habitat en Mauricie? Quelles solutions novatrices peuvent y répondre?

La démarche se décompose en quatre volets principaux :

1. une analyse générale de l’habitation;
2. un examen plus approfondi de la situation du logement social;
3. une enquête de terrain destinée à cerner les besoins et les solutions dans chaque territoire;
4. la formulation de perspectives d’action (recommandations, plan d’action et plan de mise en œuvre).

L’ensemble de la consultation s’adressera à une centaine d’organismes qui œuvrent dans les domaines du logement ou du développement social et territorial, ou auprès de clientèles spécifiques, telles que les personnes âgées, handicapées ou en situation de vulnérabilité.
Le nombre et la taille des logements, le type de construction résidentielle, le mode d’occupation et l’état des logements, notamment, seront analysés afin de vérifier si l’offre en habitation correspond aux besoins actuels et à venir de la population mauricienne.
Enfin, le portrait et ses perspectives d’action devraient être présentés à l’automne prochain".

(http://www.mediak.ca/un-portrait-de-la-situation-de-l-habitation-en-mauricie.aspx)

Sa population :

L'estimation de la population (à compter du 1er juillet 2011) pour toute la république est 1 286 340, dont 633 916 étaient des hommes et 652 424 des femmes. Pour l'île Maurice seulement, le nombre est de 1 248 129 et l'île Rodrigues 37 922.Agalega et Saint Brandon ont une population de 289 habitants. La société mauricienne comprend des gens de différents groupes ethniques. Les habitants de la république sont les descendants de personnes originaires de l'Inde, de l'Afrique continentale et de Madagascar (généralement connues sous le nom de créoles), de Français et de Chinois, entre autres. En 2011, Maurice a été classée au troisième rang en Afrique dans l'Indice de Développement Humain et 78e sur 187 pays dans le monde. (Wikipédia)

Malgré que sa population est forte, l'île Maurice trouve à se loger, la population s'instale sur les côtes et les bordures de mer, laissant l'interieur des terres à l'exclusivité de la canne à sucre ( à savoir que Maurice se dirige vers l'ethanol). Aussi le développement de Maurice, par l'architecture moderne, sont d'aventage dans les constructions de commerces et d'hôtels pour les touristes. Maurice comme vous l'avez bien compris est un pays en développement et ne se construit sur une base moderne et non à revenir sur son passé (les cases créoles) c'est un peu dommage mais cela fait parti d'un pays indépendant...

 


28 mai 2014

L'Île aux Cerfs - Maurice un don de Dieu par Paul Clodel

Maurice c'est un don de Dieu (Paul Clodel Cochard)

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L'île Maurice, autrefois l'Isle de France en anglais Mauritius, est l'île principale de la République de Maurice, située dans le sud-ouest de l'océan Indien, au cœur de l'archipel des Mascareignes entre La Réunion à l'ouest et l'île Rodrigues à l'est. La population s'élève à environ 1,2 million d'habitants. La capitale de la République de Maurice est Port-Louis, située dans le nord-ouest de l'île. (Wikipédia)

Maurice une destination réunionnaise et mondiale

C'est très difficile de résister à la plus belle Île ( certes la Réunion, par ses montagnes peut aussi se vanter) mais Maurice gagne sur ses lagons.

Chaque année plus d'un million de touristes effectuent cette destination de rêve. Il y a 30 ans , Maurice, avait atteint sa plénitude sur les marchés internationaux. Les réunionnais ont atteint le cap de plus de 175 000 à visiter l'île Maurice. Les français Continentaux sont 240 000 et le Britanniques sont en troisième position loin devant les allemands et les européens, ainsi que l'Amérique et l'Asie.

Pour savoir ce qui plaît aux touristes je me suis intéressé à travers des reportages photographies à l'aventure mauricienne.     

 

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 Atelier Paul Clodel: ass.paulclodel@gmail.com  

Île Maurice don de Dieu

Paul Clodel artiste peintre (créateur du mouvement traitïsme) habite la Réunion. Depuis trente ans il est passionné par la photographie. Aussi à travers un combat qu'il mène pour défendre et faire respecter « les dernières cases créoles de la Réunion » il photographie les lieux divers : Maurice est sa destination, il déclare par ces mots : « L'Île Maurice, c'est un don de Dieu ». Cette déclaration est due aux charmes et aux lagons que possèdent l'île.   

 L'Île aux Cerfs

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      L’île aux Cerfs est un îlot côtier situé à l'est de l'île principale de la République de Maurice, dans l'océan Indien.

 Inhabitée, l'île aux Cerfs est extrêmement touristique. Ses visiteurs l'atteignent en cinq minutes par un bateau à fond de verre ou une embarcation plus classique pilotée par un Mauricien au départ de Trou d'Eau Douce le plus souvent. Ils y passent généralement la journée à profiter des nombreux sports nautiques qu'il est possible de pratiquer sur place, par exemple le parachute ascensionnel.(Wikipédia)

Trou d'Eau Douce 

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Trou d’Eau Douce est un village situé sur la côte est de l’île Maurice, dans le district de Flacq. Ses habitants sont appelés les Trou d'Eau Douçois.

Notre aventure commençait sur la plage de Trou d'Eau Douce. Après les dernières formalités au poste d'information et de vente de billets pour les diversités sur l'île aux Cerfs. Nous nous embarquions dans un modeste bateau qui nous emmenait, doucement, à l'Île aux Cerfs. Devant nous, passaient les bateaux rapides que nous envions. Puis, je prenais mon temps à photographier les hôtels sur les berges de Trou d'Eau Douce...  

 

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Sur cette embarcation nous avions une impression de berceuse sur des eaux salées, d'un lagon bleu cyan. Je regardais donc les visages des autres passager et je m'apercevais que même les clapotis que faisaient, aux passages des vedettes, ne leurs dérangeaient pas. Ils observaient avec une certaine exaltation les berges et ses fameux hôtels de luxes. Le ciel tout comme la mer sont d'un bleu turquoise.

"Je soupire en ce moment de digne passion qui me pousse vers cette île (l'Île aux Cerfs), pour de plus simple raison c'est de la connaître". 

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Nous nous éloignions et déjà, au loin, le port n'était plus qu'un simple point. Je prenais ces hôtels en photos et j’enviais ses hôtes. Des quais de débarques leurs ouvraient à chacun leur rêve. 

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Nous continuions paisiblement notre destination et nous voyions, au loin, les montagnes du "Lion et de Bambou" que je ne connaissait pas.

"Que de beaux paysages ! Quelle magnifique île ! Je ne trouve plus les mots et mes photos ne sont que mes yeux. Aussi je proclame en moi même, Maurice c'est un don de Dieu".            

 L'Île aux Cerfs

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Enfin, ce rêve se dessinait, puisque, devant nous et fort d'une traversée chaotique d'une vingtaine de minutes en barque, nous apercevions le « Wharf » de l'île aux Cerfs. 

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En arrivant, nous devions passer par la boutique de souvenirs où les prix étaient plus évalués que ceux de la côte. Maurice ne vit que de son tourisme, de sa canne à sucre et de son textile. Aussi à chaque arrivée d'un touriste, pour un mauricien, n'est là qu'une bonne affaire.   

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Nous étions abordés par une mauricienne qui nous offrait un tour en « Maga Slice ou d'un Speed Zone et mieux encore d'un Mambo ». Nous ne cédions à sa demande, protestant que je suis venu pour des clichés photographiques. En réalité c'était par crainte de la sécurité d'un enfant de 10 ans seul sur l'eau. 

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"La plage laisse un doux plaisir aux yeux et on s'y prend aux loisirs".

Je m'aventurais à la recherche des toilettes et tel ne fût ma surprise de constater son originalité et sa propreté. "De même, les douches sont originales par leurs formes naturelles. L'île comporte des petits restaurants en formes de paillotes qui sont perchées dans les filaos. A chaque moment et à chaque pas dans ce sable, si blanc est un pur bonheur, mais on se fait prendre par un marchand d'aventure ou de loisir".

Faut-il discriminer ce mode ou bien de se dire qu'on est là pour des vacances de rêves ?

"Des plages, d'un sable fin, comme un saupoudrage de farine s'étend sur plusieurs kilomètres".

 Le moindre alizé ne soufflait sur nos peaux tachées par les rayons solaires qui filtraient par les filaos. 

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Je pénétrais sous ses filaos et je remontais sa pente légère à cette île merveilleuse. En elle, j'avais le besoin de la connaître et de la toucher. Aussi, en solitaire, je sentais le désir de prolonger mes pas et qui s'avançaient d'une façon hésitante, pour parfaire l'aventure.

"Sur les branches de hauts filaos une corde solidement attachée fait office d'un jeu d'enfant sur l'île". J'en profitais pour photographier la scène avant de m'échouer sur la plage et de rebrousser chemin vers le « Wharf ». 

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Je traversais des rochers volcaniques qui amarraient le sable et qui m'obligeaient à l'escapade. Comme un aventurier j'étais si heureux, voir tant de beauté qui se dressaient devant moi!

Sur la blanches plages, ils ont plantés des chaises (payantes) à celles et ceux qui voulaient d'un bain solaire. J'entendais dans ce ciel bleuté, un bruit que seul un hélico, pouvait bien imité. Il réveillait cet ardent soleil et activait donc mon émotion car j’étais dans un doute celui de m'être perdu. Je marchais vers la berge, en enfonçant mes savates dans les dunes de sables chauds. Mais au bout, j'étais si fier de retrouver ma famille qui se donnait corps et âme aux mains de « Dieu Soleil ». Ma femme me dictait de m'associer à l'éveil de notre fils, Gabriel, qui s'ennuyait solitairement sur la plage. Je me déshabillais et en maillot de bain je lui conduisait, tout en courant dans cette océan, au large. Nous étions à une distance de deux cent mètre dans une eau salée et que celle-la nous arrivait seulement à la hanche.

"Jamais je me suis senti père comblé à travers les rires de mon fils".

En chassant l'horizon, j'apercevais ce fond montagneux et sans vouloir revenir sur ma passion (la photo) je retournais sur mes pas et je prenais à nouveau mon appareil. J'entrais sans peur car l'eau était calme et n'apaisait pas mon appétit de photographe. Je prenais en plusieurs clichés ces montagnes. Ces dernières semblaient m'appeler vers elles comme l'envie de retrouver mon Île (La Réunion), l'île aux nombreuses montagnes. "

Maurice est plutôt plat et son relief volcanique le prouve, par son manque de plans vallonnés".

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Nous retrouvions notre « cousin mauricien » et nous remontions dans sa modeste embarcation à destination d'un restaurant sur les berges de l'île.

Nous nous arrêtions à une crique, elle était modestement aménagée pour recevoir les touristes. Quelle n'était pas notre surprise en voyant ce lieu, si délabré, mais qui pour un « zoreil » ou un étranger serai un paradis.

"Dois-je me dire que je suis autrement ou dois-je répondre qu'à la Réunion nous avons trop évolué?"

Les repas étaient préparés ailleurs et étaient aimablement bien servis. Un guitariste de renom local grattait des ségas mauriciens. Je lui filmais et en lui répétant qu'il sera sur « You Tube » il me jetait alors un regard et se mettait à rire...  

Cascade de La Grande Rivière 

 

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Après ce succulent déjeuner et ce bon café et qu'ainsi cette banane cuite aux sucres dans sa peau, nous nous dirigions en "vedette rapide" vers la « Cascade de la Grande Rivière Noire ». Nous avions l'impression que le bateau rapide ne se déplaçait autant que le précédent, aussi, en créole je confiais à ma femme cette simple remarque. Notre cousin pilote m'avais entendu puis il coupa le moteur et en fit redémarrer sans nous prévenir. Aussitôt nous étions projetés en arrière et commençait pour nous un rapide voyage qui nous secouait tant mais qui était très agréablement adrénaline.

Arrivée au bord de la Cascade qu'elle ne fut notre émotion quand le bateau s'accosta près des chutes et fît soudain un demi tour sur lui même.

J'avais donc pris le soin de photographier ainsi de filmer cette émouvante scène qui m'avait effrayé à la crainte d'être aspirer par la cascade elle même!         

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Nous étions par la suite, retourner à l'île aux Cerfs et là nous avions attendu patiemment notre vieux bateau pour retourner à la plage de Trou d'Eau Douce... 

Paul Clodel Cochard (texte et photos)

 

  

Les dernières cases créoles de Baril à Saint-Philippe par Paul Clodel

Les cases créoles de Saint-Philippe par Paul Clodel (3ème partie).

"Les dernières cases créoles de Baril à Saint-Philippe"

Photos Paul Clodel

Case de Baril sur RN2

Le Baril

1- Case créole à Baril sur RN2 ( Près de l'église de Basse-Vallée)

2- Cuisine aux bois de la case rue A. Lacaussade (cuisine au bois exterieur)

3- La case créole à la rue A. Lacaussade et sa cuisine à Baril

4 - Grande case à Baril sur RN2

 

5 - Case avec varangue sur RN2 Baril

 Case sacrifiée 2014

6 - Case de Baril sur RN2 (détail et case sacrifiée (détruite) en mai 2014

 

7 - Case créole de Baril RN2 ( elle a été détruite en mai 2014)

 

Ma vidéo sur les dernières cases de Saint-Philippe

97442 SAINT-PHILIPPE Île de la Réunion (You Tube)

 https://www.youtube.com/watch?v=NHvqZoykYCg

 

27 mai 2014

La case créole en totale disparition à l'Île Maurice par Paul Clodel

La case créole en totale disparition à l'Île Maurice

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De ma part j'ai eu l'occasion près de "Rivière du Rempart et Goodlands" et Anse La Raie d'en apercevoir la toute dernière case créole (Photos Paul Clodel). 

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La case créole en totale disparition à l'Île Maurice

"Véritable emblème de l’époque des colons, la case créole n’est désormais plus que l’ombre d’elle-même. Elle disparaît ainsi sous les yeux impuissants de ceux qui ont à cœur le patrimoine mauricien. (MPatrimoine)
Pourtant cette maison traditionnelle qui a longtemps fait partie du quotidien de nos ancêtres semble avoir déjà disparue à l'Ouest, Nord et L'Est et il reste donc très peu dans le Sud de Maurice. 


"Les quelques cases créoles mauriciennes tentent malgré tout de résister aux années, aux intempéries et à la modernité. On peut admirer ce genre de bâtisses, entre autres, à Port-Louis, Moka et Vacoas. Les plus emblématiques étant la cure de l’Immaculée Conception, le restaurant Lambic dans la capitale et la Maison Eurêka à Moka".(MPatrimoine)
Mais si la case créole mauricienne est désormais rasée de l'île Maurice il reste alors une association: "SOS Patrimoine en péril"
"David Ardill, membre de SOS Patrimoine en Péril, affirme que « le gouvernement devrait avoir un fond pour aider à sauvegarder les cases créoles. » Et à Nelly Ardill, présidente de SOS Patrimoine en Péril et propriétaire d’une case créole datant de 1863, de renchérir : « Le gouvernement devrait surtout mettre en place un fond d’emprunt qui sera géré par un "board" privé. Les propriétaires pourraient alors avoir l’argent nécessaire sans payer d’intérêt. » Elle suggère aussi la création d’un atelier afin de former Par ailleurs, comme pour rendre justice à celles qui ont été les piliers de l’architecture mauricienne, de nombreux bâtiments s’inspirent aujourd’hui des cases créoles… Bagatelle – Mall of Mauritius, Jumbo Phœnix, entre autres ont ainsi des toitures et autres structures rappelant ces maisons traditionnelles".(MPatrimoine)


 

 

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Nos dernières cases créoles à la Réunion connaîtront-elles le même sort ?

Une case créole sacrifiée coupure du JIR du 23 août 2013  Cases créoles en danger de disparition

 

Si les quelques grandes villas coloniales ont été rénovés et sont aujourd'hui des bâtiments administratifs, à Saint-Denis, à Saint-Paul et à Saint-Pierre. Il faut se rendre compte que ces merveilles patrimoniales sont en voie de disparition.

Portant jadis elles étaient le symbole du patrimoine réunionnais. Le fleuron de l'architecture des colonies française en Outre Mer. Mais depuis les familles réunionnaise devenues des héritiers, ces derniers préfèrent vendre la petite case créole sur le petit terrain ou de la laisser à l'abandon. De même les années d'oublies fragilisent le bois et la toiture de tôle. La case à défaut d'entretien est en ruine.

Si la case réside à l'époque et ne peut plus être habitée par les héritiers devenus trop nombreux, c'est donc la joie des prometteurs immobiliers qui transforment une case en 26 logements « très sociaux » et qui vous offrent en plus, au rez de chaussé, un commerce.

D'autres préfèrent la destruction pour la construction de béton armé. Personne ne pense à reconstruire en bois sous tôle et en gardant l'architecture réunionnaise.

 

 

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Case créole du Baril (Saint-Philippe) disparue en mai 2014. 

 

Case créole sacrifiée   Photos des cases de Saint-Denis

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Peinture de Paul Clodel une ville d'époque, Saint-Denis Réunion

Les cases de l'île Maurice d'aujourd'hui

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06 avril 2014

Sainte-Rose, un regard sur son patrimoine et ses dernières cases créoles

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 Une des tours de l'ancienne usine de canne   

Sainte-Rose est une commune française, située dans le département en région de La Réunion.

Ses habitants sont appelés les Sainte-Rosiens. (Wikipédia)

Située sur le territoire communal, la Pointe des Cascades est le point le plus à l'est de La Réunion. L'île formant une région française à part entière, c'est aussi le point le plus oriental de France. L'île étant par ailleurs une région ultrapériphérique de l'Union européenne, c'est également le point le plus à l'est sur lequel l'organisation européenne est compétente.

Le territoire communal est limitrophe de ceux de La Plaine-des-Palmistes,Saint-BenoîtSaint-JosephSaint-Philippe et du Tampon.

Il est délimité par la Rivière de l'Est au nord et le grand Brûlé au sud.

Le volcan actif du Piton de la Fournaise est situé en partie sur le territoire de la commune, qui est donc sujette à de fréquentes éruptions et coulées de laves, dont celle qui ensevelit une partie de Piton-Sainte-Rose en 1977.

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 Eglise de Notre Dame des Laves

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Ancienne usine de canne à Sainte-Rose 

Entre le bourg de Sainte-Rose et celui de Piton Sainte-Rose, l’ancienne usine se situe au cœur du quartier de Ravine Glissante, en amont de la route RN 2. Ce quartier historique s'est construit progressivement autour de l'usine sucrière, qui a fonctionné jusqu'en 1954.

Ses dernières cases créoles

Case créole Ste-Rose

 

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BOIS BLANC

 

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Je vous remercie de votre visite et de vos impressions

Cordialement Paul Clodel

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28 décembre 2013

Cilaos et ses dernières cases créoles par Paul Clodel

Pano d'aglomération Cilaos

 

Cilaos est une commune française située dans le département et la région de La Réunion

Cilaos se situe au centre de l'île, dans le cirque naturel du même nom, dans la partie sud du massif du Piton des Neiges. L'ensemble de son territoire communal se trouve dans les Hauts. Cilaos détient le record mondial de précipitations diurnes établi à 1,87m en 1952. (Wikipédia)

 

L'église de Cilaos vu de la ville Paul Clodel

 

L'église de Cilaos

 

Les dernières cases créoles de la ville de Cilaos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A découvrir mon blog: http://asspaulclodel.canalblog.com/archives/2013/05/16/27172978.html

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